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- La Nuit d’Orion – Notre critique : L’adaptation animée de Netflix est chaleureuse et pleine d’esprit grâce à Charlie Kaufman
Le livre pour enfants d’Emma Yarlett n’est pas un compagnon naturel de Charlie Kaufman, grand amateur de films d’art. Mais le film d’animation charmant et plein d’esprit de DreamWorks a trouvé son terrain de prédilection, alors que le scénario de Kaufman transforme les peurs d’Orion (Jacob Tremblay), un préadolescent angoissé, en une virée nocturne sauvage et globe-trotter avec l’entité surnaturelle Dark de Paul Walter Hauser, un homme bourru et malicieux.
Les images de Sean Charmatz, qui réalise le film pour la première fois, conservent la chaleur du dessin au trait du livre original, les magnifiques paysages à l’aquarelle et les croquis d’Orion sur ses peurs, à la manière de Captain Underpants. Mais c’est l’histoire parlante et empathique de Kaufman qui domine ici. Orion and the Dark s’impose comme une version adaptée aux enfants de ses obsessions pour l’exploration de l’anxiété élevée, de la peur existentielle et de la façon dont les personnages peuvent façonner l’histoire (voir aussi : Anomalisa et Adaptation).
Dark entraîne un Orion protestataire à travers des cieux d’encre, des forêts denses et des aurores boréales pour tenter de guérir sa phobie de la nuit. Tremblay est à la hauteur de l’événement : son héros verbeux et hyper-analytique est à la fois hilarant de peur et vraisemblablement faillible. Les interventions d’Orion, motivées par la peur, sèment le chaos chez les acolytes de Dark, Insomnia, Quiet, Unexplained Noises, Sweet Dreams et Sleep, qui manie le chloroforme, ce qui n’est pas sans rappeler l’histoire d’Inside Out.
Malgré son aspect 3D en CGI, le film a un côté artisanal, qui s’accorde bien avec le récit tortueux et légèrement métaphorique de Kaufman. Les jeunes enfants pourraient avoir du mal à accepter les changements soudains de narrateur, mais les explorations intelligentes de la peur et des sentiments sont claires et bien enveloppées dans une aventure trépidante qui oppose l’incompris Dark à son ennemi juré Light (un Ike Barnholtz enjoué). Parsemé de gags sur le cinéma (Werner Herzog apparaît, ainsi que l’armoire de Poltergeist qui hante encore vos rêves), ce film est un charme intelligent et accessible à tous les âges.
Orion and the Dark arrive sur Netflix le 2 février. Vous pouvez compléter votre liste de visionnage avec notre guide des meilleurs films Netflix diffusés en ce moment.
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