- Serial Gamers -
- Films & Séries -
- Iron Claw – Notre critique du film : Le moment de gloire de Zac Efron
Triomphe et tragédie forment une équipe inséparable dans la chronique émotionnelle du scénariste et réalisateur Sean Durkin (Martha Marcy May Marlene) sur le clan Von Erich, une famille soudée de frères et sœurs lutteurs dont l’ascension vers la célébrité dans le Texas des années 1980 s’est accompagnée d’une succession d’échecs sans pitié, presque shakespearienne.
Accordant à leur sport un niveau de respect rarement accordé, le film calcule le prix que les garçons ont payé en essayant de se conformer aux normes exigeantes de leur père-entraîneur de slash – un prix qui a fait craindre à chacun d’entre eux que leur nom de famille ne soit accompagné d’une malédiction.
Nommé d’après un mouvement de la paume de la main qui fait tomber la tête et dont le patriarche Fritz (Holt McCallany) a fait sa signature lorsqu’il était sur le ring, The Iron Claw (La griffe de fer) met d’emblée l’accent sur les simulacres de chorégraphie du catch. Mais il rend également hommage à ses pratiquants en montrant à la fois l’entraînement ardu nécessaire pour façonner leur physique musclé et le risque de blessure grave auquel ils sont confrontés même lorsqu’ils prennent part à des scènes théâtrales préprogrammées.
La transformation la plus surprenante est celle de Zac Efron, la coqueluche de High School Musical ressemblant au Hulk de Lou Ferrigno dans le rôle de Kevin, ambitieux mais quelque peu dépourvu de charisme. Pourtant, la saga de Durkin est en grande partie un effort d’ensemble qui garantit que tous les frères – le blondinet David (Harris Dickinson), le champion olympique de lancer de disque Kerry (Jeremy Allen White) et l’aimable aspirant musicien Mike (Stanley Simons) – ont leur moment pour briller.
Le fait que chaque instantané de gloire s’accompagne d’un post-scriptum cruellement inexplicable confère au film de Durkin, qui fait suite à The Nest en 2020, un fatalisme glaçant (ce n’est pas pour rien que Kevin insiste pour que le fils qu’il a eu avec Pam, la vétérinaire de Lily James, porte le nom de jeune fille de sa mère sur son certificat de naissance).
En même temps, le film embrasse l’univers campagnard dans lequel les garçons évoluent, avec son public en délire, ses méchants pantomimes et ses tenues en Spandex hideuses. Le directeur de la photographie, Mátyás Erdély, serre sa caméra de près pendant l’action, à tel point que l’on peut presque sentir l’odeur de l’huile pour bébé. Mais il est aussi capable d’un grand lyrisme : une scène idyllique où les frères passent une journée de farniente au bord de la rivière aboutit plus tard à des retrouvailles aussi poignantes qu’inattendues.
Efron est peut-être la tête d’affiche, mais McCallany, dans le rôle du tyrannique maître d’œuvre de la famille, et Maura Tierney, dans le rôle de la mère réticente qui le soutient, font un travail tout aussi remarquable. Seule James n’est pas à sa place, sa vivacité faisant tache dans une histoire si imprégnée de malheur.
La griffe de fer est dans les salles de cinéma américaines dès maintenant et dans les salles de cinéma britanniques à partir du 9 février.
Voir aussi :
- Les Maîtres de l’air, épisode 3 : Une œuvre télévisuelle singulière et formidable
- Un jour (One Day) : Notre critique de la série : Le drame romantique de Netflix porte sa sincérité sur sa manche.
- Les 23 meilleures comédies Netflix à regarder en ce moment
- La Nuit d’Orion – Notre critique : L’adaptation animée de Netflix est chaleureuse et pleine d’esprit grâce à Charlie Kaufman
- Argylle – Notre critique : L’histoire de Matthew Vaughn manque de concentration
- Les 10 meilleurs films dramatiques de tous les temps, classés par ordre d’importance
- Lisa Frankenstein – Notre critique du film : Un mélange réussi de comédie lycéenne et de tropes d’horreur
- Halo saison 2 – Notre critique : La saison 2 de Halo, c’est la fin de l’histoire
- Les 50 meilleurs films Netflix en 2026 à regarder en ce moment
- The Dead Don’t Hurt – Notre critique : Le récit de Viggo Mortensen sur la frontière, beau et dur
