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- Love Me – Notre critique : La nouvelle romance de science-fiction de Kristen Stewart et Steven Yeun est ambitieuse, mais ne parvient pas à s’imposer
Love Me a été présenté en avant-première au Festival du film de Sundance 2024. Voici notre critique…
De temps en temps, arrive un film si ambitieux qu’on ne peut s’empêcher de souhaiter que son exécution soit à la hauteur de son idée centrale. Le duo de scénaristes/réalisateurs Sam et Andy Zuchero prend admirablement un grand élan avec leur premier long métrage, Love Me, mais il ne parvient jamais à susciter l’engagement émotionnel dont ce genre de matériel a besoin.
Il y a quelque chose qui rappelle WALL*E dans son principe de machines sensibles amoureuses. Dans un futur lointain, la fonte de la calotte glaciaire libère une « bouée intelligente » piégée depuis des siècles sur ce qui était autrefois la Terre. Cette bouée commence à interagir avec un satellite dont le rôle est d’enseigner à tout visiteur la vie sur cette planète désormais inhabitée.
La bouée – qui prend le nom de « Me » – commence à se faire une idée de la vie et de l’amour à partir de matériaux téléportés, et devient obsédée par le couple d’influenceurs Deja et Liam, interprétés par Kristen Stewart et Steven Yeun (qui font également les voix des bots). Me et Iam (le nom donné à la conscience du satellite) entament une relation dans cet espace numérique qui se développe avec des sauts temporels qui font paraître 2001 : L’Odyssée de l’espace réservé (à un moment donné, un carton de titre indique « 1 000 000 000 d’années plus tard »…).
Le casting de Stewart et Yeun (qui jouent les avatars de Me and Iam ainsi que le couple de médias sociaux qui les a inspirés) laisse également penser que cette expérience va fonctionner. Tous deux sont éminemment regardables, mais se débattent ici avec des dialogues plutôt plombés. Bien sûr, il y a l’argument selon lequel ils parlent comme le feraient des programmes d’intelligence artificielle, mais cela ne facilite pas les choses. De même, une longue section dans laquelle leurs personnages sont rendus par des images de synthèse rudimentaires a l’effet distrayant de regarder une animation bon marché, quelle que soit l’intention qui la sous-tend.
De temps en temps, il y a des moments qui sautent aux yeux – une image soignée, un point de vue intéressant sur une scène de sexe – et le film est rempli de matériel qui pourrait vous faire parler (jusqu’à quel point jugez-vous votre propre bonheur en fonction des mesures de quelqu’un d’autre ?) Mais en fin de compte, on a l’impression que c’est un peu à la légère, que ses idées ne se fondent jamais en une vision pleinement satisfaisante. Il est difficile d’échapper aux comparaisons avec Black Mirror, mais Love Me n’a pas la résonance émotionnelle d’épisodes aux thèmes similaires comme « San Junipero » et « Hang the DJ ».
Le recours fréquent aux vidéos virales en ligne est également gênant, surtout lorsqu’il s’agit d’un long métrage. Il y a probablement un bon court métrage enterré ici qui, contrairement à ses protagonistes, n’a pas survécu à un étirement sur une longue période de temps.
La date de sortie de Love Me est actuellement à confirmer.
Pour en savoir plus sur Sundance, lisez notre critique de A Real Pain.
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