C’est moi ou les suites tardives valent rarement la peine d’être attendues ?

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Combien de temps faut-il attendre pour une suite ? C’est une question à laquelle j’ai réfléchi à la suite de deux sorties récentes qui ont mis un temps glacial à nous parvenir. Le premier était Beverly Hills Cop : Axel F, un retour pour l’homme de loi d’Eddie Murphy, qui ne sait plus où donner de la tête, et dont l’arrivée sur Netflix a eu lieu 30 ans après le nadir de la franchise, Beverly Hills Cop 3. Le second était Twisters, qui n’est pas tant une suite de l’original de 1996 qu’une mise à jour encore plus évanescente.

Je ne peux pas dire que je me languissais du Axel Foley de Murphy, pas plus que je n’avais envie de retourner dans la Tornado Alley de l’Oklahoma. Mais j’ai consciencieusement vu Twisters et Axel F de toute façon, en nourrissant tranquillement l’espoir qu’ils me procureraient au moins une fraction des sensations que l’original de Jan de Bont et le premier Cop m’avaient procurées.

Le premier m’a laissé perplexe, le réalisateur Lee Isaac Chung ayant apparemment décidé que ce que l’on voulait cette fois-ci, c’était plus de science, pas de bétail volant et une bonne dose de culpabilité du survivant. Le second m’a rendu triste, l’exercice d’apathie de Mark Molloy étant moins un retour aux comédies d’action d’antan qu’un sinistre rappel que les sables du temps ne coulent que dans une seule direction.

L’équation est simple. Plus une suite est tardive, plus elle a d’attentes à satisfaire, ce qui réduit de façon exponentielle les chances qu’elle décroche le jackpot. Les rares films qui y parviennent – Blade Runner 2049, par exemple, ou Top Gun : Maverick – réussissent parce qu’ils font honneur à leurs origines et offrent quelque chose de nouveau à une nouvelle génération.

Le scénario le plus courant est celui de l’après-coup non désiré, trop dépendant de la nostalgie : un sous-ensemble désolant où l’on trouve des ratés tels que Les Résurrections de la Matrice, Independence Day : Resurgence, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal et… Le cadran du destin.

L’avenir nous dira où se situent Gladiator II, Shrek 5 et 28 ans plus tard dans cette métrique brutalement binaire, sans parler du final de Lethal Weapon que Mel Gibson aurait l’intention de jouer et de réaliser. Mais lorsque les écarts entre les suites commencent à se mesurer en décennies, c’est peut-être le signe qu’il est enfin temps de mettre la vache à lait au pâturage. Ou alors, c’est juste moi ?

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