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- La Couleur pourpre – Notre critique du film : La ligne de démarcation entre l’exubérance et le plaisir des foules est ténue
Cette nouvelle adaptation du récit d’Alice Walker, récompensé par un prix Pulitzer, sur le passage à l’âge adulte d’une jeune Afro-Américaine dans la Géorgie du début du XXe siècle, s’inspire non pas du film de Steven Spielberg de 1985, mais de la comédie musicale de Broadway des années quatre-vingt. Pour ses débuts à l’écran, Fantasia Barrino, nominée aux Golden Globes et aux BAFTA, reprend son rôle sur scène de Celie, une jeune fille maltraitée dont le seul répit vient de son lien avec sa sœur Nellie (la radieuse Halle Bailey, star de la Petite Sirène).
Celie est confiée au cruel fermier Mister (Colman Domingo) pour qu’il s’occupe de sa maison et de sa nichée ingrate, mais une bouée de sauvetage arrive sous la forme de la chanteuse de jazz Shug Avery (Taraji P. Henson). Bien que Mister soit épris de Shug, c’est elle qui aidera Céline à s’épanouir sur le plan sexuel et spirituel.
Malgré la myriade de talents de son casting, La Couleur pourpre de 2023 (dirigé par Blitz Bazawule, qui a coréalisé Black is King de Beyoncé) s’avère moins percutant que ses prédécesseurs. Avec ses chorégraphies spectaculaires, c’est un véritable régal pour les yeux. Mais il y a souvent un décalage entre son sujet déchirant et les numéros de chant et de danse enjoués.
L’alchimie entre Barrino et Henson fait un peu défaut, mais Danielle Brooks (également nominée pour un Globe/BAFTA) est formidable dans le rôle de Sofia, la belle-fille de Celie (un rôle qui a déjà valu un Oscar à Oprah Winfrey, ici l’un des producteurs du film, aux côtés de Spielberg).
Pendant ce temps, le troisième acte voit une série d’arcs de rédemption s’assembler d’une manière exagérément soignée ; le film marche sur une ligne fine entre la saccharine et le plaisir du public, bien qu’il n’y ait aucun doute que quelques moments susciteront des larmes.
La couleur pourpre est dans les salles de cinéma américaines dès maintenant et dans les salles de cinéma britanniques à partir du 26 janvier.
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