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  3. Boy Kills World – Critique du film : Un mélange de Hunger Games et de The Raid

Les frères Skarsgård ont-ils le même entraîneur ? On peut se poser la question au vu du physique déchiqueté de Bill Skarsgård dans le film d’action gonzo de Moritz Mohr, une morphose musculaire qui n’a rien à envier à celle de son aîné Alexander dans L’Homme du Nord.

Mélange joyeusement déjanté de The Hunger Games et de The Raid (où l’on retrouve le maître des arts martiaux de ce dernier, Yayan Ruhian, dans un rôle principal), Boy Kills World est centré sur un orphelin sourd qui a pour mission de se venger du régime totalitaire qu’il accuse d’avoir éliminé sa famille. Le garçon de Skarsgård laisse parler ses muscles – ou il le ferait, si chacun de ses mouvements n’était pas accompagné par H. Jon Benjamin (de Bob’s Burgers) dans le rôle d’une voix intérieure modelée sur le narrateur du jeu vidéo préféré de l’enfance du garçon.

Comme le suggère ce résumé, Boy Kills World est un film où tout est permis. Une émission de télévision en direct où des dissidents sont exécutés par les mascottes costumées d’une céréale pour petit-déjeuner ? Bien sûr. Michelle Dockery, de Downton Abbey, dans le rôle d’un homme de main meurtrier ? Pourquoi pas ? Des scènes de combat sanglantes utilisant toutes sortes d’armes, de la râpe à fromage à la mitrailleuse Gatling ? C’est possible. Et tant qu’à faire, un gag de lecture labiale impliquant un rebelle grogneur (Isaiah Mustafa) dont Boy transforme toutes les paroles en charabia (« Dodo buns ! »).

D’accord, il y a un moment où le côté loufoque devient lassant. Pourtant, il est difficile de nier que Boy Kills World possède une énergie délirante et déséquilibrée qui n’est pas si éloignée de la franchise John Wick – une série que Skarsgård a quittée, plutôt abruptement, à la fin du quatrième chapitre.

Boy Kills World sort dans les salles de cinéma américaines et britanniques le 26 avril.

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