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  3. La Vie rêvée de Miss Fran – Critique du film : Daisy Ridley démontre son pouvoir de star

Les filles, ça vous arrive de penser à la mort ? » demande Margot Robbie à Barbie, à la consternation de ses compagnons de jeu. Dans Sometimes I Think About Dying de Rachel Lambert, extension d’un court métrage de 2019 lui-même adapté d’une pièce de théâtre de 2013, Fran (Daisy Ridley), socialement maladroite, ne fait pas grand-chose d’autre : une obsession secrète qui submerge son imagination d’idées suicidaires impliquant des pythons rampants, des accidents de voiture et des fourmis s’affairant sur une peau blafarde.

Aussi sinistres que soient ces fantasmes, ils sont beaucoup plus excitants que sa triste réalité : une vie passée à brasser de la paperasse dans un bureau minable situé quelque part sur la côte de l’Oregon. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Robert (Dave Merheje), un nouveau collègue affable qui se donne pour mission de faire éclater sa bulle d’isolement.

La romance tranquille de Lambert est une symphonie de silences inconfortables qui oblige la productrice et actrice Ridley à cacher sa lumière sous le plus épais des boisseaux. Le charme du film réside dans le fait de voir Fran s’épanouir lentement sous les soins attentifs de Robert, une nuit nerveuse au cinéma (suivie d’une tarte) ouvrant la voie à une soirée meurtre ultérieure au cours de laquelle elle révèle son flair pour les histoires macabres.

Etant donné que le court métrage dont il est issu ne dure que 12 minutes, on a l’impression que le matériau est étendu au-delà de son élasticité. Pourtant, c’est un bon véhicule pour Ridley qui, comme La fille du roi des marais l’année dernière, montre qu’elle n’a pas besoin d’une galaxie très, très lointaine pour démontrer son pouvoir de star (Wars).

Sometimes I Think About Dying est dans les salles de cinéma britanniques à partir du 19 avril et est disponible dès maintenant en version numérique aux États-Unis.

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