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- The Bikeriders – Notre critique : Cette étude captivante d’une équipe de motards de Chicago est remplie de scories
The Bikeriders a été présenté en première européenne au BFI London Film Festival. Voici notre critique…
« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un motard… » Ok, personne ne dit vraiment cette phrase dans l’étude captivante de Jeff Nichols sur une bande de motards de Chicago vivant leur vie sur deux roues à la fin des années 1960. Pourtant, quelqu’un pourrait bien le faire, tant son dernier film fait écho à Goodfellas. Le réalisateur de Take Shelter/Midnight Special a opté pour une approche axée sur la voix off et la stigmatisation de la sous-culture, qui regorge d’éléments scorsesiens (regardez ces chutes d’aiguilles chargées de nostalgie !) dès l’ouverture en arrêt sur image.
Pourtant, si le style semble familier, la matière est fraîche : un témoignage non seulement de la façon dont Nichols construit avec amour une histoire fictive autour des photos que Danny Lyon a prises pour son livre phare de 1968, The Bikeriders, mais aussi de la chair que ses acteurs mettent sur les os des archétypes qui la peuplent.
Tom Hardy, pour sa part, a rarement été aussi sombre dans le rôle du chef de meute Johnny, un roi de la route qui règne d’une main sévère mais bienveillante sur ses acolytes alcooliques et bagarreurs. Austin Butler, star d’Elvis, est quant à lui la personnification de l’âme tranquille dans le rôle de Benny. Un solitaire à la voix douce, Benny parle avec ses poings et il lui suffit apparemment de regarder Kathy (Jodie Comer), d’abord censurée, pour qu’elle devienne son compagnon pour la vie.
Comer est le principal narrateur de cette chronique de l’ascension et de la chute du club Vandal, avec un large accent du Midwest que certains trouveront désagréable. Mais c’est la seule fausse note d’un récit qui, par ailleurs, respire l’authenticité, depuis les étalons métalliques que ses personnages emmènent sur l’autoroute jusqu’aux jeans maculés de saleté qu’ils aiment porter.
Au sein d’un ensemble riche, Michael Shannon, un habitué de Nichols, se distingue dans le rôle de Zipco, un sauvage aux yeux effrayants qui voue une haine virulente aux « pinkos ». Mais même lui est dépassé par l’arrivée de Norman Reedus dans le rôle de Sonny, un diable incrusté de crasse dont l’apparition marque le moment où le noble code du gang commence à être contaminé par de nouveaux arrivants fauteurs de troubles.
Lyon lui-même (Mike Faist) est un personnage secondaire, uniquement là pour prendre des photos et enregistrer Kathy et les autres sur sa lourde bobine. Ses images sont pourtant bien mises en valeur. La scène mémorable où les motards forment une garde d’honneur solennelle lors de l’enterrement d’un des leurs est un exemple émouvant de leur camaraderie et de leur solidarité.
The Bikeriders sort dans les salles de cinéma américaines et britanniques le 1er décembre. Pour plus de films à venir, voici toutes les dates de sortie de films en 2023.
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