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- The Creator – Notre critique : Un instantané stupéfiant de l’avenir
Sept ans après Rogue One, l’histoire à succès de Star Wars, le cinéaste britannique Gareth Edwards revient dans l’arène de la science-fiction avec The Creator. Le réalisateur et coscénariste (avec Chris Weitz) s’empare du sujet brûlant de l’IA et le tisse en une vaste tapisserie à la réalisation saisissante.
Tout commence par un coup d’éclat : en 2055, un journal télévisé nous apprend qu’une ogive a été déclenchée par l’IA, engloutissant Los Angeles et entraînant l’interdiction de l’intelligence artificielle aux États-Unis. Quinze ans plus tard, l’armée est toujours à la recherche de Nirmata, un personnage mystérieux à l’origine d’une arme qui pourrait retourner la situation contre l’Amérique.
Le sergent Joshua Taylor (John David Washington) est envoyé dans la République de Nouvelle Asie à la recherche de Nirmata et de l’arme, mais il est surtout impatient de retrouver son amour perdu, Maya (Gemma Chan). Accompagné d’un groupe de soldats, il ne trouve ni Maya ni l’arme, mais un « Simulant » (la forme d’IA la plus avancée à ce jour) sous la forme d’un enfant (Madeleine Yuna Voyles, une nouvelle venue pleine d’âme) doté de pouvoirs inquiétants. Malgré sa haine de l’IA – sa famille a été tuée dans l’explosion de LA – Joshua n’a d’autre choix que de s’associer à cette jeune fille, qu’il nomme Alphie, dans l’espoir qu’elle le conduise à sa bien-aimée Maya.
Divisée en chapitres – « L’enfant », « L’ami », etc. – cette histoire de loup solitaire et de louveteau voit nos héros poursuivis par diverses parties, dont un colonel américain (Allison Janney, agréablement bolhique) qui a une vendetta personnelle contre l’IA. Si le lien entre Joshua et Alphie n’est pas aussi déchirant que le film le voudrait, la construction du monde d’Edwards est certainement très réussie. Accompagnés par la partition ornée de Hans Zimmer et par une conception sonore épique, les visuels – qui englobent des lieux thaïlandais, magnifiquement filmés par Oren Soffer et agrémentés d’excellents effets visuels – créent un instantané stupéfiant du futur.
Les Simulants, avec l’espace négatif qui traverse leur tête, sont formidables. Et NOMAD, l’arme aérienne américaine qui traque la résistance des Simulants, est la station spatiale la plus effrayante depuis l’Étoile de la Mort. L’action se déroule à un rythme effréné, notamment une scène sur un pont avec des chars d’assaut monstrueux et des bombes IA qui courent comme Usain Bolt. Il est vrai que la dynamique de certains personnages aurait mérité d’être plus étoffée. Mais avec ce mélange de spectacle et de grands thèmes (l’altérité, les préjugés), Edwards a créé quelque chose d’extrêmement original et d’infiniment imaginatif.
The Creator sort dans les salles de cinéma britanniques le 28 septembre et dans les salles de cinéma américaines le 29 septembre.
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