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- Pain Hustlers – Notre critique : Une satire inefficace qui fait plus de mal que de bien.
Pain Hustlers a été présenté en avant-première au Festival international du film de Toronto. Voici notre critique…
Le réalisateur David Yates, qui dirige son premier film en sept ans qui ne soit pas lié au monde magique d’Harry Potter, s’intéresse ici à la crise des opioïdes. Dans un domaine surchargé, il faut beaucoup pour qu’un film sur ce sujet se démarque, comme le démontrent malheureusement les lacunes de Pain Hustlers.
Débutant en 2011, il nous introduit dans un monde où les dangers des opioïdes sont déjà bien connus, mais où des laboratoires pharmaceutiques sans scrupules continuent à les vendre de manière inconsidérée. Pain Hustlers est basé sur un article du New York Times Magazine portant (presque) le même nom, bien qu’il n’utilise pas l’article défini – peut-être une concession au fait qu’il s’agit d’une version fictionnelle de ce reportage, transposée de l’Arizona à la Floride, avec des personnages et une société inventés en plus.
Notre guide dans ce monde est Liza Drake, interprétée par Emily Blunt, une mère célibataire qui, au début du film, gagne péniblement sa vie dans un club de lap-dance, où elle rencontre Pete Brenner, un représentant de commerce véreux (Chris Evans, qui s’éloigne une fois de plus complètement de son image de Captain America). Pete offre à Liza un emploi dans la start-up pharmaceutique où il travaille. Pour l’instant, il s’agit d’une petite entreprise, mais grâce à son programme de conférenciers, qui consiste à convaincre les médecins de vanter les mérites de l’entreprise et de toucher une partie des bénéfices, cela ne va pas durer longtemps. Liza a le don de la parole, ce qui fait d’elle une candidate idéale. Un faux CV plus tard, la voilà partie, et les actions de l’entreprise ne tardent pas à grimper en flèche.
C’est ainsi que commence une trajectoire familière. Mais en dépit d’une performance typiquement forte de Blunt – et d’un Evans amusant, bien que monotone – ni l’ascension ni l’inévitable chute ne sont jamais très convaincantes. Le film n’a pas l’audace de The Wolf of Wall Street, dont la structure est similaire, et n’atteint pas l’énergie de The Big Short, qui a suscité une indignation furieuse tout en étant extrêmement divertissant.
Il n’y a pas de révélations très surprenantes, et l’aspect fictionnel donne l’impression que le film n’est pas très convaincant. Bien que les méfaits de Liza ne soient pas entièrement passés sous silence, le rôle sympathique de Blunt et la présence d’une fille malade qui a désespérément besoin d’un traitement médical coûteux contribuent grandement à l’absoudre de son implication dans une situation odieuse. Elle n’est pas totalement tirée d’affaire, mais cela atténue le message général du film.
Yates est une paire de mains sûres, comme l’ont démontré les sept films de sorciers réalisés à ce jour, de sorte que Pain Hustlers n’est jamais moins qu’une réalisation compétente. Mais il doit y avoir une version plus vitale, plus électrisante de cette histoire, enfouie sous la surface trop sûre.
Pain Hustlers sera lancé sur Netflix le 27 octobre.
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