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- Mystère à Venise – Notre critique : La troisième fois est la bonne pour une franchise qui a trouvé son rythme de croisière
Il n’est pas nécessaire d’attendre longtemps pour voir le premier décès dans Une hantise à Venise : dès la première minute, une mouette affamée s’est jetée sur un pigeon sans méfiance, laissant une marque sanglante sur la place Saint-Marc. D’autres meurtres s’ensuivent dans la dernière incursion du Poirot de Kenneth Branagh, malgré les tentatives du détective moustachu de vivre une vie tranquille sans être inquiété dans l’Italie de l’après-Seconde Guerre mondiale.
Mais il y a aussi des frissons et des rires dans ce successeur de Meurtre sur l’Orient Express et Mort sur le Nil, qui termine sa trilogie en greffant avec agilité un effrayant Halloween sur un polar classique de l’ancienne école.
Les rires émanent de l’Ariane Oliver, interprétée par Tina Fey, une auteure de romans policiers (et une blague d’Agatha Christie) dont les costumes élégants et le ton vif rappellent l’impertinence des Girl Fridays de l’âge d’or de la farce à l’eau de rose.
Les frissons arrivent après qu’elle ait persuadé Hercule (Branagh) de sortir de sa retraite pour assister à une séance dirigée par la médium Joyce Reynolds (Michelle Yeoh). Il s’agit d’une communion avec les morts – notamment Alicia Drake, la fille récemment décédée de la chanteuse d’opéra Rowena (Kelly Reilly) – qui conduit bientôt l’un ou l’autre des participants à augmenter leur nombre.
Avec des éclairs dans le ciel, des vagues orageuses qui s’écrasent contre les portes verrouillées d’un palazzo et des bruits menaçants venant d’en bas, il y a de l’ambiance à revendre dans un film qui contient aussi quelques apparitions fantomatiques. Et bien que la solution finale de l’énigme centrale soit quelque peu déconcertante, il y a beaucoup à savourer en cours de route, grâce à l’opulente conception de la production, à l’ensemble éclectique des acteurs et au gaufrier belge rassurant et pointilleux de Sir Ken.
A Haunting in Venice sort dans les salles de cinéma américaines et britanniques le 15 septembre.
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