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- Longlegs – Critique : Un peu de Nicolas Cage dans cette expérience profondément déconcertante
Un peu de Nicolas Cage est un atout terrifiant dans Longlegs du scénariste et réalisateur Osgood Perkins, un serial-killer-procédural-slash-occult creepfest qui fait écho avec assurance à des films comme Le silence des agneaux et Zodiac de David Fincher, avant de se lancer dans un tourbillon diabolique qui lui est propre.
Maika Monroe reprend le rôle de Jodie Foster dans la peau de Lee Harker, une nouvelle recrue introvertie du FBI dont l’intuition quasi psychique pourrait être la clé pour mettre fin à une série barbare de massacres de familles entières dans l’Oregon des années 90. Cage, quant à lui, est le Lecter du film : un prédateur onctueux avec une tignasse frisée, une cadence chantante et des prothèses gonflées qui le font étrangement ressembler à Celia Weston dans Le Village de Shyamalan.
Avec le même ratio carré arrondi que celui utilisé dans A Ghost Story de David Lowery, Longlegs dérange d’emblée en mettant une petite fille face à une rencontre hivernale avec un Cage à moitié regardé et qui se fait désirer. Il faut un certain temps à Perkins (Gretel & Hansel en 2020) pour revenir sur ce préambule à glacer le sang, alors que nous nous sommes déjà pleinement investis dans la vie de Maika Lee, de sa patronne géniale (Blair Underwood) et de sa relation contrariée avec sa mère angoissée (Alicia Witt).
Les horreurs, comme Cage lui-même, sont en grande partie maintenues hors champ pendant la majeure partie de la durée du film. Pourtant, avec son ambiance sonore sinistre et ses images sépulcrales, Longlegs réussit à être une expérience profondément déconcertante, qui s’enfonce dans le cerveau aussi insidieusement que les moyens inoffensifs utilisés par son méchant pour répandre son mal. Par ailleurs, Sabrina elle-même, Kiernan Shipka, fait un caméo psychorigide qui lui permet de lancer à Lee quelques-unes des insultes les plus mémorables de 2024.
Longlegs sort dans les salles de cinéma britanniques et américaines le 12 juillet.
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