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- Vice-versa 2 – Critique du film : La suite impertinente de Pixar vous emmènera dans un tour de manège
Les enjeux et la pression sont énormes pour Inside Out 2, qui est attendu depuis longtemps et fait l’objet de nombreuses spéculations. Hors écran, la suite intelligente et pleine d’humour de Pixar doit rivaliser avec son prédécesseur de 2015, récompensé par un Oscar et qui a rapporté 859 millions de dollars, et sauver le box-office estival de 2024, jusqu’à présent morose. À l’écran, Riley (Kensington Tallman), en pleine puberté, doit réussir son camp d’entraînement de hockey sur glace sous peine d’être reléguée en Sibérie sociale au lycée…
Kelsey Mann, réalisatrice d’un premier long métrage, déclenche une bataille féroce dans l’esprit de Riley, 13 ans, lorsque l’alarme de la puberté bouleverse les efforts de Joy (une Amy Poehler pleine d’entrain) et de ses compagnes habituelles. La bande doit faire place à de nouvelles émotions au QG de l’esprit : l’anxiété qui parle vite (une Maya Hawke glorieuse), l’envie sournoise (Ayo Edibiri), l’ennui méprisant (Adèle Exarchopoulos) et l’embarras presque silencieux (Paul Walter Hauser).
En accélérant le rythme, l’ambitieuse Anxiété pousse Riley à se débarrasser de ses anciennes amies, alors qu’elle se lance à corps perdu dans la conquête d’une place de première année au sein de l’équipe des Firehawks. Soudain, l’histoire se transforme en un conte de prise de pouvoir à la All About Eve, alors que Joy, Anger (Lewis Black), Disgust (Liza Lapira) et Fear (Tony Hale) sont bannis de force dans la lugubre voûte de la mémoire, tandis que les volées d’inquiétudes d’Anxiety forcent Riley à adopter de nouveaux comportements pour impressionner ses coéquipiers plus âgés et l’entraîneur de l’équipe, qui est très dur.
Mann élargit habilement le monde de Riley grâce à des ajustements subtils tels qu’un ratio d’écran plus large (en tant que superviseur d’histoires sur des films tels que Monsters University et Onward, il maîtrise parfaitement le style maison de Pixar), tout en le secouant avec une caméra portative nerveuse symbolisant l’influence d’Anxiety, ce qui donne au film un ton nerveux très agréable.
Le temps d’écran de Riley augmente également, alors qu’elle se débat douloureusement et de façon réaliste à travers des gaffes sociales, des déchaînements de matchs de hockey et quelques mauvais choix de minuit. Alors que l’histoire oscille entre les déboires de Riley et les luttes de Joy, Riley devient un personnage satisfaisant, et pas seulement un décor. Pendant ce temps, Joy se sent cette fois-ci un parent inquiet, s’attaquant avec courage à l’usine à fantasmes et à peurs d’Anxiety, plongeant ses amis dans le flux de conscience gorgé de nourriture et traversant l’hilarant sar-chasme créé par Ennui.
Tout en maintenant un rapport équilibré entre les rires et les leçons, ce film intelligent et magnifiquement rendu est néanmoins plus léger sur le plan émotionnel qu’Inside Out, ses nouveaux personnages étant pour la plupart des merveilles à une seule facette (rien ici n’a le punch du grand sacrifice de Bing Bong). Il s’agit néanmoins d’une comédie authentiquement compatissante, pleine d’épreuves adolescentes d’une drôlerie croustillante.
Tout comme Turning Red et Orion and the Dark, Inside Out 2 offre une réflexion opportune sur l’épidémie d’anxiété chez les enfants. S’il n’a pas l’originalité étincelante de son prédécesseur, il a son grand cœur, désireux de nous montrer à quel point les adolescents peuvent être complexes et glorieusement désordonnés.
Inside Out 2 sortira dans les salles de cinéma britanniques le 14 juin.
Pour en savoir plus, consultez notre guide des meilleurs films Pixar, classés par ordre d’importance.
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