1. Serial Gamers -
  2. Films & Séries -
  3. Madame Web – Notre critique du film : Décevant, mais nous l’avons tous vu venir

La quête de Sony Pictures pour étendre son Spider-Verse en live-action au-delà du MCU se poursuit avec ce spin-off mettant en scène Dakota Johnson dans le rôle de l’ambulancière clairvoyante Cassandra Webb.

S’éloignant de l’histoire de la bande dessinée, le film abandonne la personne aveugle et âgée en fauteuil roulant telle qu’elle est apparue à l’origine, au profit de l’interprétation socialement angoissée du personnage par Johnson. Ses capacités jusqu’alors cachées ayant été révélées à la suite d’un accident étrange, Cassie se retrouve mêlée à la vie de trois adolescents (joués par Isabela Merced, Celeste O’Connor et Sydney Sweeney) et de leur tueur en puissance, le sinistre Spider-person Ezekiel (Tahar Rahim).

La réalisatrice S.J. Clarkson ne se laisse pas freiner par l’absence d’un véritable Spider-Man dans son film d’araignée, lançant toutes sortes d’hommes-araignées sur le mur pour voir ce qui colle. Outre Web(b), Ezekiel et une tribu de Spider-Men, on y trouve trois futures Spider-Women ainsi que l’oncle Ben (Adam Scott, qui apporte un charisme qui fait cruellement défaut ailleurs).

Alors que les images sont rafraîchissantes et bien ancrées dans la réalité pour un film de super-héros moderne, l’histoire s’enlise dans l’exposition et le placement de produits. Ses aspirations au genre sont admirables – des rappels au slasher et un hommage mignon à Destination finale 2 – mais il est difficile de se défaire de l’impression que le film est plus intéressé par la promotion d’une marque de boissons gazeuses bien connue. De plus, le développement des personnages ne semble pas mérité, et les performances généralement médiocres ne servent pas à grand-chose.

Plutôt que de donner le coup d’envoi d’un nouvel univers de héros, Madame Web ressemble davantage à un pilote télévisé raté d’antan, avec une action molle et des costumes de pacotille. Dépourvu de la constitution folle du Venom de Sony ou même de Morbius, il n’a pas la grâce de s’amuser avec ses copies de propriété intellectuelle. Décevant, mais nous l’avions tous vu venir…

Madame Web est actuellement dans les salles de cinéma américaines et britanniques.

Voir aussi :