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- Dream Scenario – Notre critique : Nicolas Cage est en feu dans cette comédie méchamment sombre
Que se passe-t-il lorsqu’un homme banal commence à apparaître dans les rêves de milliers de personnes ? C’est l’idée délicieuse au cœur de ce premier film en anglais de Kristoffer Borgli (2022’s Sick of Myself).
Nicolas Cage, dans l’une de ses interprétations les plus retenues et les plus dénuées de vanité (à la manière d’Adaptation ou de Joe), joue le rôle de Paul Matthews, professeur d’université. Marié à Janet (Julianne Nicholson) et père de deux filles (Lily Bird et Jessica Clement), il est un vrai Mr. Average – jusqu’à ce qu’il devienne une étoile brillante la nuit…
Bien qu’il ne puisse pas être témoin des rêves des autres – il y est souvent un observateur passif – Paul se délecte d’abord de sa nouvelle notoriété. Borgli reproduit habilement certains de ces fantasmes (tremblements de terre dans les salles de classe, raids dans la jungle) et ne tente pas d’expliquer ce phénomène.
Au lieu de cela, le scénariste/réalisateur a fait la cour à Paul par une agence de publicité lisse – dirigée par le PDG onctueux de Michael Cera, qui veut exploiter sa capacité à pénétrer le subconscient et à le transformer en influenceur de rêves.
Pendant un certain temps, le film ne semble pas savoir quelle direction prendre. Mais dans un troisième acte plus sombre, la personnalité bénigne de Paul commence à se déformer dans les rêves des gens, ce qui a un impact sur sa vie entière. Entre-temps, faisant écho au travail de Charlie Kaufman (Being John Malkovich en particulier), Dream Scenario se transforme en une satire méchamment drôle de la nature pernicieuse des médias sociaux. Les mèmes sont-ils comme des rêves ? Peut-être bien…
Un caméo tardif du cousin Greg de Succession, Nicholas Braun, amuse également, mais rien ne surpasse Cage, bien plus réel ici qu’il ne l’était lui-même dans The Unbelievable Weight of Massive Talent de l’année dernière.
Dream Scenario sort dans les salles de cinéma américaines et britanniques le 10 novembre.
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