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- Les employés français d’Ubisoft poussent à la grève et aux augmentations de salaire après les commentaires du PDG
En réponse aux commentaires controversés du PDG d’Ubisoft, Yves Guillemot, un syndicat français représentant les employés d’Ubisoft appelle à la grève pour obtenir des augmentations de 10 % et une semaine de travail de quatre jours.
Ubisoft a été « clairement déçu » par les résultats de son dernier rapport financier, qui a vu la société confirmer l’annulation de trois projets non annoncés et révéler un nouveau retard pour Skull & Bones. Suite à ce rapport, le PDG Yves Guillemot a envoyé un e-mail au personnel (via Kotaku) leur demandant « d’être particulièrement prudents et stratégiques dans leurs dépenses et leurs initiatives, afin de s’assurer que nous sommes aussi efficaces et légers que possible ».
Selon le syndicat français Solidaires Informatique (via GamesIndustry.biz), qui représente les employés d’Ubisoft Paris, « M. Guillemot essaie de rejeter la faute (une fois de plus) sur les employés ; il attend de nous que nous soyons mobilisés, que nous nous donnions à fond, que nous soyons « aussi efficaces et légers que possible ». Ces mots ont un sens : heures supplémentaires, pression managériale, burnout, etc.
Solidaires Informatique adresse quatre demandes à Ubisoft, dont « une augmentation immédiate de 10% de tous les salaires, sans tenir compte des augmentations annuelles, pour compenser l’inflation. Avec les centaines de millions d’euros obtenus de Tencent, il y a de l’argent dans les caisses du patronat ».
Le syndicat demande également une semaine de travail de quatre jours, « la transparence sur l’évolution des effectifs » et « un engagement fort contre les licenciements déguisés et une condamnation des politiques managériales abusives qui poussent les salariés à la démission ».
Pour soutenir ces revendications, Solidaires Informatique demande aux salariés d’Ubisoft Paris de se mettre en grève pendant quatre heures l’après-midi du vendredi 27 janvier.
Les premiers syndicats de l’industrie nord-américaine du jeu vidéo ont commencé à se former dans des entreprises comme Activision Blizzard et Microsoft, mais de nombreux développeurs de jeux européens bénéficient d’une représentation syndicale depuis des années.