- Serial Gamers -
- Transformers One – Critique du film : « Une coupe au-dessus de la plupart de ses prédécesseurs »
La dernière fois qu’un opus de Transformers entièrement animé est sorti au cinéma – The Transformers : Le film – nous a offert un dessin animé pour enfants, une bande-son power-rock et Orson Welles dans le rôle de l’Unicron dévoreur de monde. Quatre décennies plus tard, les robots-caméléons d’Hasbro bénéficient d’une nouvelle mise à jour dans Transformers One, un préquel animé en images de synthèse qui se déroule sur leur planète d’origine, Cybertron, et qui ravive l’étincelle qui a si souvent brillé par son absence dans les films d’animation de la franchise.
Le film de Josh Cooley (Toy Story 4) se concentre sur les origines jusqu’à présent inédites de l’héroïque Optimus Prime et de son méchant ennemi Megatron. Présentés d’abord comme les robots miniers Orion Pax (Chris Hemsworth) et D-16 (Brian Tyree Henry), le duo dynamique commence comme des amis qui rêvent d’autre chose que de creuser pour trouver de l’Energon dans les entrailles d’un orbe dont la surface est interdite à leurs congénères.
L’occasion d’améliorer leur statut se présente lorsque leur auguste seigneur, Sentinel Prime (Jon Hamm), organise une course sur route (sur une route autoportante rappelant les rails du film The Wrong Trousers d’Aardman) pour divertir les masses. La frénésie qui s’ensuit donne lieu à une scène exaltante semblable à celle de Ready Player One, mais qui n’apporte pas grand-chose à Pax et ‘D’, contraints de chercher un autre chemin vers l’extérieur mystérieux de la planète.
Leur quête les amène à forger des alliances prudentes avec leur superviseur Elita-1 (Scarlett Johansson) et une pipelette que l’on appellera Bumblebee (Keegan-Michael Key, ennuyeux). Mais il révèle aussi des secrets qui ébranlent leur réalité, semant les graines de l’inimitié qui finira par les diviser.
Dire que Transformers One est un cran au-dessus de la plupart de ses prédécesseurs n’est peut-être pas le plus grand des compliments, étant donné les sommets atteints par ces mastodontes à succès à l’époque où Michael Bay les dirigeait. Mais il mérite ce laurier malgré tout, son trio de scénaristes déployant des tropes Star Wars familiers (la faille Anakin/Obi-Wan, un hologramme explicatif) et une révélation qui tire le tapis vers le haut pour élaborer un scénario à la fois satisfaisant sur le plan dramatique et engageant sur le plan émotionnel.
Des éclairs d’humour bienveillant viennent adoucir le tout (comme le bulletin « Paging Dr. Ratched » que l’on entend lors d’un voyage à l’infirmerie), tandis que le baryton sonore du vieillard réanimé de Laurence Fishburne permet d’excuser en partie la voix de Peter Cullen, qui a disparu. Et si la bataille finale finit par succomber à la surenchère grandiloquente habituelle de la franchise, elle permet au moins de s’intéresser un peu à ceux qui se battent.
Transformers One sort dans les salles de cinéma américaines le 20 septembre et dans les salles de cinéma britanniques le 11 octobre.
Pour en savoir plus, consultez notre guide pour regarder les films Transformers dans l’ordre.
